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Statut forestier : la vérification qui peut faire échouer un achat

Pourquoi un terrain titré ou autorisé peut rester dans le domaine forestier indonésien, comment le vérifier et ce que signifient déclassement, PPKH et task force de 2025.

5 min de lecture

En Indonésie, une zone forestière (kawasan hutan) est un statut juridique. Il ne dit rien de ce qui pousse réellement sur le terrain. Une parcelle peut être nue ou plantée de palmiers à huile et porter un certificat foncier ou un permis de plantation, tout en se trouvant dans le domaine forestier. Dans ce cas, ni le certificat ni le permis ne vous autorisent à y planter ou à y exploiter une mine.

Depuis 2025, une task force gouvernementale reprend les plantations trouvées dans des zones forestières. Selon les règles en vigueur depuis le 19 septembre 2025, un exploitant sans autorisation forestière peut payer l’amende et perdre quand même la terre au profit d’une entreprise publique. Vérifiez le statut forestier dès le tout début d’une opération.

Ce qu’est une zone forestière

Le règlement gouvernemental n° 23 de 2021 sur la foresterie définit une zone forestière comme une terre que le gouvernement a mise de côté pour qu’elle reste forêt permanente. Depuis octobre 2024, elle relève du ministère des Forêts, issu de la scission de l’ancien ministère de l’Environnement et des Forêts. Les autorisations environnementales sont passées à un ministère de l’Environnement distinct.

Il existe trois fonctions. La forêt de conservation comprend les réserves naturelles et les parcs nationaux. La forêt de protection sert à réguler l’eau et à prévenir les inondations et l’érosion. La forêt de production est destinée au bois et aux autres produits forestiers, et elle comprend la forêt de production convertible (Hutan Produksi yang dapat Dikonversi, HPK), la partie qui peut être affectée à un développement hors du secteur forestier. Les terres situées hors du domaine forestier forment la zone à autre usage (areal penggunaan lain, APL), où s’appliquent les titres ordinaires et les permis de plantation.

Un titre foncier ou un permis d’activité ne sort pas une terre du domaine forestier. Seule une décision du ministre des Forêts le fait.

Comment une terre devient zone forestière

Le classement officiel (pengukuhan) se déroule en quatre étapes : la désignation sur une carte (penunjukan), le bornage de la limite sur le terrain (penataan batas), la cartographie et l’établissement par le ministre (penetapan). Une commission de délimitation est censée régler les droits fonciers le long de la limite, et la décision d’établissement consigne ceux qui subsistent.

De nombreuses zones ont été désignées sur des cartes avant que leurs limites soient marquées sur le terrain, si bien que des gens ont cultivé, se sont installés et ont obtenu des titres sur des terres que la carte plaçait dans le domaine forestier. En vertu du règlement gouvernemental n° 23 de 2021, les terres détenues ou titrées avant la désignation peuvent être retirées par une modification de la limite, et les terres occupées plus tard sont réglées au cas par cas. Ces voies s’adressent aux personnes et aux organismes publics ou sociaux, pas aux entreprises. La parcelle d’un particulier n’est admissible que jusqu’à 5 hectares, occupés avant la loi sur la création d’emplois et détenus de bonne foi depuis au moins cinq ans. Les revendications coutumières sont traitées dans l’article sur les terres coutumières et le consentement des communautés.

Comment le vérifier

Obtenez les coordonnées de chaque parcelle ou bloc à partir des données de mesure du certificat, des cartes du permis ou de votre propre géomètre. Superposez-les à la carte actuelle des zones forestières de la province, avec chaque modification ultérieure, et demandez au bureau régional du ministère des Forêts chargé du classement des zones forestières de confirmer le résultat par écrit.

Vérifiez l’ensemble de l’actif, et pas un échantillon. Une plantation peut être en grande partie en règle, avec quelques blocs à l’intérieur, et ce sont ces blocs qui portent le risque. Pour une mine, comparez la carte de l’autorisation d’utilisation de la zone forestière avec le terrain réellement ouvert et prévu. Demandez si l’entreprise figure dans les décisions du ministre qui énumèrent les entreprises situées en zone forestière sans autorisation, ou si elle a reçu un avis de la task force.

Planter ou exploiter une mine dans une zone forestière

Pour planter dans une zone forestière, la terre doit d’abord être déclassée (pelepasan kawasan hutan) du domaine forestier. Seule une terre déclassée peut ensuite être accordée sous forme de droit d’exploitation agricole (HGU). Pour une nouvelle plantation, le déclassement n’est possible que dans la forêt de production convertible, et en règle générale seulement lorsque cette forêt n’est plus productive, après une étude menée par une équipe intégrée que le ministre constitue. Les étapes suivantes sont décrites dans l’article sur les permis de plantation et le HGU.

Une mine a besoin d’une autorisation d’utilisation de la zone forestière (persetujuan penggunaan kawasan hutan, PPKH), qui laisse inchangé le statut de la terre. Elle n’est accordée qu’en forêt de production, où l’exploitation à ciel ouvert ou souterraine est permise, et en forêt de protection, où seule l’exploitation souterraine l’est. L’autorisation dure aussi longtemps que le permis minier. Son titulaire doit marquer la limite sur le terrain dans un délai d’un an, verser à l’État une redevance non fiscale pour cet usage, planter des arbres pour réhabiliter les bassins versants et remettre en état les terrains dont il a terminé l’exploitation. Un permis minier sans PPKH pour le terrain exploité ne rend pas l’exploitation légale, comme l’explique l’article sur les permis miniers.

Les articles 110A et 110B, et la task force

La loi sur la création d’emplois (loi n° 11 de 2020, promulguée à nouveau sous la forme de la loi n° 6 de 2023) a ajouté deux articles à la loi sur la prévention de la destruction des forêts (loi n° 18 de 2013) pour les entreprises déjà situées dans des zones forestières.

L’article 110A visait les entreprises titulaires d’un permis délivré avant la loi, comme un permis d’emplacement ou un permis de plantation, mais sans autorisation forestière. Elles avaient jusqu’au 2 novembre 2023 pour remplir les exigences forestières et acquitter les redevances forestières dues, en échange d’un déclassement ou d’une autorisation de poursuivre l’activité. En vertu du règlement gouvernemental n° 24 de 2021, tel que modifié par le règlement gouvernemental n° 45 de 2025 à compter du 19 septembre 2025, une entreprise qui a manqué l’échéance doit une amende égale à 10 fois les montants dus au titre de la redevance sur les ressources forestières et du fonds de reboisement, et perd son permis si elle ne paie pas.

L’article 110B vise les mines, les plantations et les autres entreprises implantées dans des zones forestières avant la loi sans autorisation forestière, lorsque le 110A ne s’applique pas. Elles s’exposent à l’arrêt de l’activité, à une amende et à une contrainte de l’administration, et l’amendement de 2025 y a ajouté la reprise de la terre. Une fois l’amende payée, la task force reprend la zone, et sa gestion revient à une entreprise publique désignée par le ministre des Entreprises publiques.

Cette task force est la Task Force de contrôle des zones forestières (Satgas PKH), créée par le règlement présidentiel n° 5 de 2025. Le 13 mai 2026, elle a indiqué qu’elle avait repris près de 5,9 millions d’hectares de zone forestière à des plantations de palmiers à huile depuis février 2025, et que les terres reprises étaient transférées à l’entreprise publique PT Agrinas Palma Nusantara. L’article sur l’achat d’une plantation existante explique ce que cela implique pour un achat.

Avant d’acheter

  • Comparez ce que couvre le titre ou le permis, ce qui est planté ou creusé et ce que montre la carte forestière.
  • Pour toute partie située dans une zone forestière, demandez la décision de déclassement, l’autorisation PPKH ou les documents de règlement au titre du 110A, avec la preuve du paiement des redevances et des amendes.
  • Considérez tout bloc sans ces documents comme une terre que vous pouvez perdre, et chiffrez-le en conséquence.
  • Faites d’un statut forestier en règle une condition de l’opération, avec le droit de vous retirer.

Informations générales, et non un conseil juridique, fiscal ou en investissement. Les règles changent : vérifiez la réglementation en vigueur auprès d’un notaire ou d’un avocat avant d’agir.